La fin de la dictature

Mettre fin à la dictature, c’est rendre l’avenir possible

Pourquoi il faut dire stop

Depuis plus de 45 ans, le peuple de Guinée équatoriale vit sous un régime fondé sur la peur, la violence, et le pillage. Le régime d’Obiang, héritier direct de la dictature sanglante de Macías, a érigé le mensonge, la répression et la corruption en système de gouvernance.

Crimes politiques

Torture, assassinats, disparitions, manipulations électorales

Crimes sociaux

Santé détruite, écoles abandonnées, jeunesse exilée

Crimes économiques

Vol du pétrole, corruption, absence d’infrastructures

Comprendre l’histoire pour ne plus la répéter

Depuis l'indépendance en 1968, la Guinée équatoriale vit sous des régimes successifs marqués par la terreur politique, les disparitions, la torture et la corruption. MILIGE entend faire la lumière sur ces crimes restés trop longtemps impunis. Cette page propose une frise chronologique interactive accompagnée de photos historiques pour rendre hommage aux victimes et soutenir la mémoire nationale.

🗓️ Frise Chronologique des Crimes sous le Régime de Francisco Macías Nguema (1969–1979)

1969 – Consolidation du pouvoir et début de la répression
– 5 mars : Tentative de coup d’État menée par Atanasio Ndongo Miyone. Suite à son  – échec, Macías lance une purge massive contre les opposants politiques, entraînant     arrestations, tortures et exécutions.
– Répression ethnique : Ciblage particulier de l’ethnie Bubi, avec des massacres et  des  déplacements forcés.
1970 – Instauration d’un parti unique
– Création du PUNT : Macías interdit tous les partis politiques et établit le Parti Unique National des Travailleurs (PUNT) comme seule formation politique autorisée.
1971 – Concentration des pouvoirs
– Pouvoir absolu : Macías s’arroge tous les pouvoirs de l’État, incluant les ministères de la Défense, des Affaires étrangères, de la Justice et des Finances.
1972 – Proclamation de la présidence à vie
– Président à vie : Macías se proclame président à vie, renforçant son autorité et intensifiant la répression contre toute forme d’opposition. International Commission
1973 – Élections simulées et culte de la personnalité
– Élections truquées : Organisation d’élections présidentielles où Macías est le seul candidat, obtenant officiellement 99% des voix.
– Culte de la personnalité : Renforcement du culte autour de sa personne, avec des titres grandiloquents et l’obligation pour les citoyens de le vénérer.
1975 – Isolement international et terreur intérieure
– Expulsion des étrangers : Macías expulse les ressortissants étrangers, notamment les Espagnols, accentuant l’isolement du pays.
– Terreur d’État : Multiplication des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions sommaires.
1976 – Détérioration des conditions de vie
– Crise humanitaire : Interdiction de la pêche et destruction des embarcations pour empêcher les fuites, entraînant une famine généralisée.
– Répression culturelle : Suppression de l’éducation et persécution des intellectuels, avec exécutions et emprisonnements massifs.
1977 – Génocide et violations des droits humains
– Massacres : Exécutions massives de membres de l’opposition et de civils, notamment dans les prisons de Black Beach et Bata.
– Violation des droits humains : Tortures systématiques, détentions arbitraires et disparitions forcées.
1978 – Paranoïa et isolement total
– Destruction des moyens de communication : Macías ordonne la destruction des radios et télévisions pour contrôler l’information.
– Isolement du pays : Fermeture des frontières et interdiction de quitter le territoire, transformant le pays en une prison à ciel ouvert.
1979 – Coup d’État et fin du régime
– 3 août : Coup d’État mené par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, neveu de Macías, mettant fin à une décennie de terreur.
– 29 septembre : Procès et exécution de Macías pour génocide, détournement de fonds et autres crimes contre l’humanité.

🗓️ Frise Chronologique – Crimes en Guinée équatoriale (1979 – 2025)

Cette frise documente les principaux crimes économiques, politiques et sociaux commis sous le régime de Teodoro Obiang Nguema. Elle recense quelques faits documentés et médiatisés, accompagnés de références vérifiables. Étant donné l’opacité extrême du régime, cette liste ne constitue qu’une fraction des exactions connues et des violences subies par le peuple équato-guinéen.

📊 Crimes Économiques

  • 1995–1997 : Découverte du pétrole offshore, multiplication des cas de détournements par la famille présidentielle. (Human Rights Watch)
  • 2010 : Rapport du Sénat américain sur la Riggs Bank : blanchiment massif de fonds publics. (Wikipédia)
  • 2014 : Teodorín restitue 30M $ dans l’affaire des biens mal acquis. (Wikipédia)
  • 2017 : HRW dénonce le sous-financement de la santé/éducation due à la corruption. (HRW)
  • 2020 : 13 hauts fonctionnaires arrêtés pour un trafic de timbres fiscaux. (Africanews)
  • 2021 : Pandora Papers : révélations sur les comptes offshore de la famille Obiang. (ICIJ)
  • 2024 : Ports de Bata et Malabo : népotisme et gestion familiale. (Diario Rombe)
  • 2025 : Raffinerie opaque à Bata dirigée par Antonio Oburu. (Diario Rombe)
  • 2025 : Gabriel Obiang Lima octroie des licences minières à Shefa Gold. (Diario Rombe)
  • 2025 : Commissions occultes de Zagope à Teodorín : +70M €. (Diario Rombe)

Cas sectoriel – Pétrole :

  • Antonio Oburu, Gabriel Obiang et Trinidad Nsue Okomo impliqués dans le pillage de GEPETROL via paradis fiscaux (Chypre, Malte, Accra).

⚠️ Crimes Sociaux

  • 2013 : Expulsions massives de +1 000 familles pour projets immobiliers. (Wikipédia)
  • 2019 : Défenseurs des droits humains persécutés. (Amnesty)
  • 2024 : Répression des manifestations à Annobón. (Wikipédia)
  • 2024 : Dynastie Nsue Okomo et manipulation culturelle. (Diario Rombe)

🏛️ Crimes Politiques

  • 1980s : Répression des dissidents politiques. (Amnesty)
  • 1991 : Nouvelle constitution multipartite sans effet réel. (Wikipédia)
  • 1992 : Manifestation étudiante violemment réprimée à Malabo. (Dirzon)
  • 1993 : Morts sous torture de Pedro Motu et Miguel Nseng Bacale. (Amnesty)
  • 2002 : Arrestation de Fabián Nsue Nguema. (Wikipédia)
  • 2004 : Coup d’État avorté et répression. (Wikipédia)
  • 2005 : Tentative d’assassinat par erreur de Pedro Germán Tomo à Madrid. (El País)
  • 2008 : Membres du PPGE arrêtés. (Wikipédia)
  • 2010 : Exécution de 4 opposants enlevés au Nigeria. (Amnesty)
  • 2011 : Suppression de la limitation de mandats. (Wikipédia)
  • 2013 : Arrestation de Berardi, répression électorale et expropriations. (HRW)
  • 2013 : Enlèvement de Cipriano Nguema Mba. (CORED)
  • 2015 : Censure de Diario Rombe. (Wikipédia)
  • 2017 : Arrestations massives post-coup. (HRW)
  • 2018 : Mort sous torture de Santiago Ebee Ela. (CI)
  • 2019 : Enlèvement de deux membres de la CORED à Lomé. (AFP)
  • 2019 : Enlèvement de Filiberto Esono à Bangui. (CORED)
  • 2019 : Enlèvement et décès de Julio Obama au Soudan du Sud. (VOA)
  • 2022 : Réélection frauduleuse de Obiang à 99,7 %. (Wikipédia)
  • 2024 : Recours aux mercenaires Wagner/Africa Corps. (Wikipédia)

📊 Autres Faits à Impact Général

  • 2022 : Abolition de la peine de mort. (Wikipédia)
  • 2024 : Chute de 275 milliards FCFA de recettes pétrolières. (EcoMatin)
  • 2025 : Réduction planifiée des exportations de pétrole. (EcoMatin)

Que fait MILIGE aujourd’hui ?

MILIGE documente ces crimes, engage des actions de justice mémorielle, et mobilise les experts et les victimes pour construire une nouvelle conscience nationale.

Ces frises chronologiques expose les fondations réelles du régime Obiang : un État confisqué par une famille, enrichi sur le dos de son peuple, et maintenu par la peur, les complicités étrangères et la manipulation des institutions. Les crimes documentés — exécutions, enlèvements, détournements massifs de fonds, clientélisme institutionnalisé, répression de la société civile — ne relèvent pas de l’accident mais d’un système politique prémédité et durable.

À l’heure où la manne pétrolière s’effondre et où le régime vacille dans ses contradictions, le MILIGE appelle à la fin immédiate de la dictature. Il exige :

  • La libération de tous les prisonniers politiques ;
  • L’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les crimes du régime ;
  • La mise en place d’une transition souveraine dirigée par et pour le peuple équato-guinéen ;
  • Et le soutien des forces panafricaines et démocratiques pour bâtir une nouvelle Guinée équatoriale, libre, juste, et prospère.

MILIGE s’engage à poursuivre la lutte, en Guinée équatoriale comme dans la diaspora, en mobilisant toutes les forces de la vérité, de la mémoire et de la justice. Ce combat est légitime, urgent, et inévitable.

Il est temps que la Guinée équatoriale appartienne enfin à son peuple.

 

MILIGE - Movimiento International para la Liberacion de Guinea Ecuatorial
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