1969 – Consolidation du pouvoir et début de la répression
– 5 mars : Tentative de coup d’État menée par Atanasio Ndongo Miyone. Suite à son – échec, Macías lance une purge massive contre les opposants politiques, entraînant arrestations, tortures et exécutions.
– Répression ethnique : Ciblage particulier de l’ethnie Bubi, avec des massacres et des déplacements forcés.
1970 – Instauration d’un parti unique
– Création du PUNT : Macías interdit tous les partis politiques et établit le Parti Unique National des Travailleurs (PUNT) comme seule formation politique autorisée.
1971 – Concentration des pouvoirs
– Pouvoir absolu : Macías s’arroge tous les pouvoirs de l’État, incluant les ministères de la Défense, des Affaires étrangères, de la Justice et des Finances.
1972 – Proclamation de la présidence à vie
– Président à vie : Macías se proclame président à vie, renforçant son autorité et intensifiant la répression contre toute forme d’opposition. International Commission
1973 – Élections simulées et culte de la personnalité
– Élections truquées : Organisation d’élections présidentielles où Macías est le seul candidat, obtenant officiellement 99% des voix.
– Culte de la personnalité : Renforcement du culte autour de sa personne, avec des titres grandiloquents et l’obligation pour les citoyens de le vénérer.
1975 – Isolement international et terreur intérieure
– Expulsion des étrangers : Macías expulse les ressortissants étrangers, notamment les Espagnols, accentuant l’isolement du pays.
– Terreur d’État : Multiplication des arrestations arbitraires, des tortures et des exécutions sommaires.
1976 – Détérioration des conditions de vie
– Crise humanitaire : Interdiction de la pêche et destruction des embarcations pour empêcher les fuites, entraînant une famine généralisée.
– Répression culturelle : Suppression de l’éducation et persécution des intellectuels, avec exécutions et emprisonnements massifs.
1977 – Génocide et violations des droits humains
– Massacres : Exécutions massives de membres de l’opposition et de civils, notamment dans les prisons de Black Beach et Bata.
– Violation des droits humains : Tortures systématiques, détentions arbitraires et disparitions forcées.
1978 – Paranoïa et isolement total
– Destruction des moyens de communication : Macías ordonne la destruction des radios et télévisions pour contrôler l’information.
– Isolement du pays : Fermeture des frontières et interdiction de quitter le territoire, transformant le pays en une prison à ciel ouvert.
1979 – Coup d’État et fin du régime
– 3 août : Coup d’État mené par Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, neveu de Macías, mettant fin à une décennie de terreur.
– 29 septembre : Procès et exécution de Macías pour génocide, détournement de fonds et autres crimes contre l’humanité.
La fin de la dictature
Pourquoi il faut dire stop
Crimes politiques
Crimes sociaux
Crimes économiques
Comprendre l’histoire pour ne plus la répéter
🗓️ Frise Chronologique des Crimes sous le Régime de Francisco Macías Nguema (1969–1979)
🗓️ Frise Chronologique – Crimes en Guinée équatoriale (1979 – 2025)
📊 Crimes Économiques
- 1995–1997 : Découverte du pétrole offshore, multiplication des cas de détournements par la famille présidentielle. (Human Rights Watch)
- 2010 : Rapport du Sénat américain sur la Riggs Bank : blanchiment massif de fonds publics. (Wikipédia)
- 2014 : Teodorín restitue 30M $ dans l’affaire des biens mal acquis. (Wikipédia)
- 2017 : HRW dénonce le sous-financement de la santé/éducation due à la corruption. (HRW)
- 2020 : 13 hauts fonctionnaires arrêtés pour un trafic de timbres fiscaux. (Africanews)
- 2021 : Pandora Papers : révélations sur les comptes offshore de la famille Obiang. (ICIJ)
- 2024 : Ports de Bata et Malabo : népotisme et gestion familiale. (Diario Rombe)
- 2025 : Raffinerie opaque à Bata dirigée par Antonio Oburu. (Diario Rombe)
- 2025 : Gabriel Obiang Lima octroie des licences minières à Shefa Gold. (Diario Rombe)
- 2025 : Commissions occultes de Zagope à Teodorín : +70M €. (Diario Rombe)
Cas sectoriel – Pétrole :
- Antonio Oburu, Gabriel Obiang et Trinidad Nsue Okomo impliqués dans le pillage de GEPETROL via paradis fiscaux (Chypre, Malte, Accra).
⚠️ Crimes Sociaux
- 2013 : Expulsions massives de +1 000 familles pour projets immobiliers. (Wikipédia)
- 2019 : Défenseurs des droits humains persécutés. (Amnesty)
- 2024 : Répression des manifestations à Annobón. (Wikipédia)
- 2024 : Dynastie Nsue Okomo et manipulation culturelle. (Diario Rombe)
🏛️ Crimes Politiques
- 1980s : Répression des dissidents politiques. (Amnesty)
- 1991 : Nouvelle constitution multipartite sans effet réel. (Wikipédia)
- 1992 : Manifestation étudiante violemment réprimée à Malabo. (Dirzon)
- 1993 : Morts sous torture de Pedro Motu et Miguel Nseng Bacale. (Amnesty)
- 2002 : Arrestation de Fabián Nsue Nguema. (Wikipédia)
- 2004 : Coup d’État avorté et répression. (Wikipédia)
- 2005 : Tentative d’assassinat par erreur de Pedro Germán Tomo à Madrid. (El País)
- 2008 : Membres du PPGE arrêtés. (Wikipédia)
- 2010 : Exécution de 4 opposants enlevés au Nigeria. (Amnesty)
- 2011 : Suppression de la limitation de mandats. (Wikipédia)
- 2013 : Arrestation de Berardi, répression électorale et expropriations. (HRW)
- 2013 : Enlèvement de Cipriano Nguema Mba. (CORED)
- 2015 : Censure de Diario Rombe. (Wikipédia)
- 2017 : Arrestations massives post-coup. (HRW)
- 2018 : Mort sous torture de Santiago Ebee Ela. (CI)
- 2019 : Enlèvement de deux membres de la CORED à Lomé. (AFP)
- 2019 : Enlèvement de Filiberto Esono à Bangui. (CORED)
- 2019 : Enlèvement et décès de Julio Obama au Soudan du Sud. (VOA)
- 2022 : Réélection frauduleuse de Obiang à 99,7 %. (Wikipédia)
- 2024 : Recours aux mercenaires Wagner/Africa Corps. (Wikipédia)
📊 Autres Faits à Impact Général
- 2022 : Abolition de la peine de mort. (Wikipédia)
- 2024 : Chute de 275 milliards FCFA de recettes pétrolières. (EcoMatin)
- 2025 : Réduction planifiée des exportations de pétrole. (EcoMatin)
Que fait MILIGE aujourd’hui ?
Ces frises chronologiques expose les fondations réelles du régime Obiang : un État confisqué par une famille, enrichi sur le dos de son peuple, et maintenu par la peur, les complicités étrangères et la manipulation des institutions. Les crimes documentés — exécutions, enlèvements, détournements massifs de fonds, clientélisme institutionnalisé, répression de la société civile — ne relèvent pas de l’accident mais d’un système politique prémédité et durable.
À l’heure où la manne pétrolière s’effondre et où le régime vacille dans ses contradictions, le MILIGE appelle à la fin immédiate de la dictature. Il exige :
- La libération de tous les prisonniers politiques ;
- L’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les crimes du régime ;
- La mise en place d’une transition souveraine dirigée par et pour le peuple équato-guinéen ;
- Et le soutien des forces panafricaines et démocratiques pour bâtir une nouvelle Guinée équatoriale, libre, juste, et prospère.
MILIGE s’engage à poursuivre la lutte, en Guinée équatoriale comme dans la diaspora, en mobilisant toutes les forces de la vérité, de la mémoire et de la justice. Ce combat est légitime, urgent, et inévitable.
Il est temps que la Guinée équatoriale appartienne enfin à son peuple.