COMMUNIQUÉ OFFICIEL DU MILIGE

Plainte pénale contre Nalco/ChampionX : une affaire qui dépasse l’individuel – un révélateur du néocolonialisme institutionnel

Le Mouvement International pour la Libération de la Guinée équatoriale (MILIGE), fondé par l’ingénieur pétrochimiste et réfugié politique Raimundo Ela Nsang, annonce officiellement son soutien et sa vigilance face au dépôt de plainte pénale enregistré le 13 juin 2025 au tribunal judiciaire de Bobigny (France), visant l’entreprise Nalco (aujourd’hui ChampionX) ainsi que plusieurs de ses responsables, pour des faits extrêmement graves : harcèlement professionnel, discrimination, escroquerie, mise en danger, spoliation, et collusion avec le régime dictatorial de Guinée équatoriale.

Un fait personnel, un symbole collectif

Ce dépôt de plainte ne se réduit pas à un différend individuel. Il est l’expression d’un drame collectif : celui de milliers de cadres, ingénieurs et professionnels africains qui, parce qu’ils refusent de se soumettre à l’arbitraire ou à la corruption, sont écartés, humiliés ou broyés dans un système néocolonial bien huilé, entretenu par le silence des multinationales.

Ce qui est dénoncé ici, c’est un système d’alliance implicite entre intérêts économiques étrangers et autoritarismes locaux, où la loi du profit prime sur la justice, la compétence et la dignité humaine.

Une plainte politique et structurelle

MILIGE considère que cette action judiciaire :

  • Révèle la compromission d’entreprises internationales avec des régimes qui persécutent leurs citoyens ;
  • Expose le mépris envers les élites locales africaines, en nommant à des postes-clés des personnes non qualifiées, mais politiquement connectées ;
  • Dénonce le rôle passif ou complice de cadres expatriés qui utilisent leur statut pour abuser de leur pouvoir sans craindre de rendre des comptes ;
  • Interroge le double langage des démocraties occidentales, qui octroient l’asile politique à des victimes qu’elles laissent ensuite être harcelées sous leur propre territoire.

Ce que MILIGE demande

  1. Que cette plainte soit prise au sérieux par les autorités françaises, comme l’ont été les affaires dites des « biens mal acquis ».
  2. Que les multinationales opérant en Afrique soient tenues juridiquement responsables de la conduite de leurs agents et partenaires locaux.
  3. Que cette affaire ouvre un débat international sur la transparence, l’éthique et la justice dans les relations économiques Nord-Sud.
  4. Que les victimes africaines d’abus corporatistes et politiques soient entendues, reconnues et soutenues.

Un appel à la mobilisation panafricaine et citoyenne

Ce combat est aussi celui :

  • Des jeunes africains formés dans les meilleures écoles mais marginalisés dans leurs pays ;
  • Des cadres compétents évincés au profit des proches du pouvoir ;
  • Des peuples privés de justice par la faiblesse des institutions et la complaisance internationale.

C’est pourquoi MILIGE appelle :

  • Les citoyens de Guinée équatoriale à s’informer et à partager ce combat pour qu’aucune injustice ne soit plus jamais invisible ;
  • Les intellectuels africains à se mobiliser contre le système de recyclage des incompétents et de criminalisation des talents ;
  • Les médias, les ONG, les universitaires et les acteurs de la justice internationale à relayer cette plainte comme un cas emblématique du néocolonialisme du XXIe siècle.

Ce combat nous concerne tous

Ce que subit Raimundo Ela Nsang, c’est ce que subissent, en silence, des milliers de professionnels du Sud global. Trop souvent, leurs compétences sont piétinées, leur dignité niée, leur avenir sacrifié. Cette plainte est une étincelle, une pierre dans le mur du silence.

MILIGE la portera jusqu’au bout.
Car la justice est un droit,
Car l’Afrique ne peut plus être une zone d’impunité,
Car la vérité ne peut plus être étouffée.

📎 Pour lire le récit complet de la plainte :
👉 https://raimundoela.com/fr/depot-de-plainte-penale-contre-nalco-championx-recit-complet